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Résidence à la Citadelle de Port Louis

Le Musée de la Marine situé à la Citadelle de Port Louis accueille pour la première fois une artiste en résidence durant l’hivers 2017/18. Une exploration de 7 semaines où l’artiste est allée à la rencontre du site et de son l’histoire, connue et oubliée,  celle que les pierres continuent de murmurer. La résidence a donné naissance à des œuvres in situ, des explorations sur enduit à la chaux, des grands formats originaux et des encres reproduites sur Dibond présentées lors de l’exposition “Murmures de pierres” / 400 ème anniversaire de la Citadelle et de Port Louis / du 30 mai au 31 déc 2018

Port-Louis. Quand la citadelle inspire les artistes contemporains

Audrey Grandener et Marion Le Pennec. | Ouest-France

Par Ouest-France

Publié le 23/11/2017 à 16h51

Le musée de la Marine accueille Marion Le Pennec, artiste peintre, dans le cadre des 400 ans de la reconstruction de la citadelle, commémoré en 2018. La première résidence d’artiste en ce lieu.

« C’est la première fois que nous accueillons un artiste en résidence. C’est l’occasion de voir la citadelle de Port-Louis sous un autre regard, le regard d’un artiste contemporain sur ce patrimoine et ce lieu d’histoire. Nous sommes ravies et son travail est superbe ! », s’émerveille Audrey Grandener, adjointe à l’administratrice.

Six semaines de travail

L’artiste a ainsi investi l’arsenal pour plusieurs résidences d’une durée totale de six semaines qui se dérouleront au cours de l’hiver, jusqu’en mars. Son travail donnera lieu en mai à une exposition en plein air avec des reproductions ainsi que la présentation d’originaux.

Travaillant de nombreuses techniques en 2D et 3D, c’est en animant un atelier sur l’encre de Chine que cette technique « l’a choisie ».

Un travail aux pinceaux, à l’éponge, plongé dans un bac et retravaillé aux jets d’eau. | Ouest-France

Marion Le Pennec a réalisé de nombreuses expositions et résidences, dans le Grand Ouest, à Paris et jusqu’en Chine.

La lumière de Port-Louis

« Ici, les flaques de lumières, sur l’eau ou dans le ciel, contrastent d’autant plus avec les murs épais de la citadelle, la lumière dégage une force, source de liberté, qui me nourrit. »

Marion Le Pennec travaille ensuite l’encre de chine avec des bassins et des jets d’eau. Telle une danse, faisant entrer la magie du hasard de l’action de l’eau sur l’encre, elle revient de nombreuses fois sur ses toiles.

Des silhouettes se dessinent dans ses œuvres. « L’histoire de cette citadelle, qui tourne autour de la défense, de la guerre, de la mort, de la torture est une histoire faite d’hommes, inscrite dans la pierre, qui m’inspire et j’ai envie de témoigner de leur présence. »

Exposition à Morgat

MARION LE PENNEC

Notice biographique

Marion Le Pennec est née en 1973 et vit actuellement à Auray dans le Golf du Morbihan, où se trouve également son atelier. Après une préparation à l’école Met de Penninghen, elle obtient un DEUG d’Arts Plastiques à l’Université, avant d’intégrer l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs à Paris. Dans ce cursus, où elle se spécialise en design textile, elle pratique également la peinture, la gravure et la photo – univers de noir et blanc, qu’elle affectionne déjà. Sa carrière débute dans la création de textiles pour costumes à l’Opéra Bastille. Une mission d’enseignement dans ce même domaine lui est confiée et la conduit à l’Université de Namibie, où elle séjourne 4 mois et participe à un Workshop international en plein cœur du désert rouge. A son retour , elle réalise des installations de « Morceaux de nuit », présentées dans de nombreux lieux. Elle intègre ensuite les Ateliers Artistiques de la Ville de Vannes et anime des stages, formations et ateliers auprès de différents publics.

Plus tard, elle reprend ses pinceaux et trouve une nouvelle inspiration dans le noir et le blanc avec l’encre de Chine qu’elle mêle parfois à d’autres matériaux.Très touchée par l’œuvre de Gao Xingjian et les encres de Victor Hugo, Marion Le Pennec explore l’expérience humaine et la restitue sous la forme d’une danse d’ombre et de lumière. Cette grande passion pour l’encre, associée à sa partenaire, l’eau, est pratiquée comme un chant de l’instant, nourrie par la tradition de « l’unique trait de pinceau » propre à la peinture asiatique.

En 2016, elle est invitée en résidence artistique à Tucheng (Guizhou, Chine) et par ailleurs elle obtient le deuxième prix de peinture décerné par l’EWAAC à Londres.

Élisabeth Picot Leroy